Stéphane Guillon : biographe comédien français
Le célèbre comédien français
Stéphane Guillon a vu le jour à Neuilly-sur-Seine le 6 décembre
1963. Son père est conseiller patrimonial et sa mère tient une
galerie de peinture. Stéphane commence la comédie à Paris après
s'être fait renvoyé de son lycée en classe de seconde, plus
précisément à partir de 1980. Sa vocation est née lorsqu'il a
intégré par la suite la boîte à bac « les Hirondelles » située à
Paris, près de la gare Saint-Lazare. Il connaît des débuts très
difficiles dans sa quête de popularité. Effectivement, il a eu du
mal à se faire un nom.
Bien qu'il ait été remarqué
par les professionnels dès son jeune âge, il n'a pu tourner que dans
une dizaine de téléfilms en l'espace de 18 ans. C'est alors qu'il se
tournera vers une carrière d'humoriste en 1990. La gloire commence
alors à lui sourire. Ses sketchs traduisent un humour noir qui lui
est propre et attirent bon nombre de fans. Il reçoit le surnom de « Dark
Vanneur ». Son one-man-show intitulé Petites horreurs entre amis,
créé au festival d'Avignon édition 2002, amasse un franc succès au
point qu'il soit de nouveau joué l'année suivante à La Main d'Or. Il
aidera par la suite le journaliste français Stéphane Bern à animer
sur France Inter l'émission radio « Fou du roi ». Le feeling est à
son comble entre Guillon et Bern. Leur collaboration s'étend alors
jusqu'à l'émission télévisuelle « 20h10 Pétantes » sur Canal plus et
cela jusqu'à l'arrêt de l'émission en 2005. Devenu chroniqueur
accompli et réputé, Stéphane Guillon se retrouve alors avec
l'animateur Thierry Ardisson pour tenir la chronique « Salut les
Terriens » sur Canal plus à partir de l'année 2006. Il présentera en
parallèle deux années plus tard sa propre émission « L'humeur
de... » sur France Inter.
Le fait d'être chroniqueur ne lui a
pas fait oublier ni sa vocation d'humoriste ni sa vocation d'acteur.
Effectivement, il a à son actif une vingtaine de films cinématiques et
télévisuels depuis les années 90.
Pour le cinéma, il a joué dans « La
neige et le Feu » de Claude Pinoteau en 1991, « La règle du jeu » de
Françoise Etchegaray en 1992, le court métrage de François Cuel
« Harlem » en 1998, « À vendre » de Laetitia Masson en 1998 également,
« La Taule » d'Alain Robak en 2000, « Comment j'ai tué mon père » d'Anne
Fontaine en 2001, le court métrage de Marc Fitoussi et Elsa Barrère
« Sachez chasser » en 2002, le court métrage d'Odile Abergel « Un grain
de beauté » en 2003, « Moi César, 10 et demi, 1m39 » de Richard Berry la
même année, le court métrage de Marc Fitoussi « Illustre inconnue » en
2004, « Une vie à t'attendre » de Thierry Klifa en 2004, « La vie
d'artiste » de Marc Fitoussi en 2007 et « Le temps de la kermess » de
Frédéric Chignac qui sortira prochainement.
En ce qui concerne les films
télévisuels, il a joué dans les 12 épisodes de « Juliette en toutes
lettres » de Gérard Marx en 1989, « Jeux de vilains » de Charles Bitsch
en 1991, « Navarro : La mariée était en rouge » de Gérard Marx en 1991
également, « Turbulences » d'Élisabeth Rappeneau en 1992, « Elle a l'âge
de ma fille » de Jacques Otmezguine en 1998, « Drôles de clowns » de
Thierry Binisti en 1999, « La double vie de Jeanne » d'Henri Helman en
2000 et « Vu à la télé » de Daniel Losset en 2002. Il a par ailleurs
sorti ses one-man- shows en DVD avec « En avant la musique » en 2007 et
« Portraits au vitriol » en 2008. Il est non seulement humoriste, acteur
et comédien accompli, mais il est également de nos jours auteur de deux
livres « Jusque là... tout allait bien! » sorti en 2005 et « Guillon
aggrave son cas » édité en 2006. Que ce soit sur les planches, au
cinéma, à la télévision ou à travers ses écrits, Stéphane Guillon assure
un succès phénoménal grâce à son humour singulier. Un humour méchant
pour les victimes et drôle pour le public. Des victimes, il en a faites.
Il s'est même déjà attaqué aux grandes pointures comme le dramaturge
Vincent Delerm, l'actrice Agnès Soral ou encore le directeur général du
FMI Dominique Stauss-Kahn. Il n'a pas peur d'aller trop loin, il reste
lui-même et « casse » directement ses victimes. Il fait éclater la
vérité sans préambule et se veut provocateur tout en demeurant
« comique ». Avec un humour sombre jugé « politiquement incorrect » et
une franchise frappante, voire insolente, il attise l'admiration et la
peur en même temps. Il honore à la perfection sa réputation de « Dark
Vanneur » et une chose est sûre : son public et ses victimes ne cessent
de croître. Attention, Stéphane Guillon approche!
Article écrit par Flou |