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Heureux?
Thierry Ardisson
:
Oui! «Salut les Terriens!» a trouvé ses marques. Il existe un équilibre
entre le fun et le fond. Les audiences sont au rendez-vous avec des
records à 7,5. C'est incroyable, car, quand Bern était sur cette case, il
faisait 3,4... C'est un bon succès d'audience et d'image.
Il a fallu deux ans pour y
arriver...
Thierry
Ardisson
: Cela a été également le cas pour «Tout le monde en parle». Il me
faut du temps pour m'installer. J'ai une qualité: je ne reste pas scotché
sur les bases de départ. Chaque semaine, j'essaie d'améliorer l'émission.
Vous venez de signer pour une
quatrième saison sur Canal+. Faute de mieux?
Thierry
Ardisson : Pendant vingt ans, j'ai entendu dire: «Pourquoi
tu ne vas pas sur Canal?». L'histoire a fait que je m'y retrouve: ce n'est
pas faute de mieux! C'est une boîte sérieuse, qui regarde le potentiel
d'une émission, et n'a pas l'oeil rivé sur les audiences. Il y en a peu en
ce moment.
Qu'est-ce qui vous amuse encore à
la télé?
Thierry
Ardisson : L'excellence. C'est
la seule chose qui me motive. Pour moi, le meilleur talk-show à la télé,
c'est «Salut les Terriens!». Il faut que j'en sois persuadé.
Quel regard portez-vous sur le
petit écran?
Thierry
Ardisson : Je constate un
appauvrissement général et pas forcément financier. Bien sûr,
l'argent attire les talents,
mais il ne fait pas tout. À l'époque de «Tout le monde en parle», on
recevait Houellebecq, Shimon Peres, Gorbatchev... Aujourd'hui, à la même
heure le samedi soir, on a droit à Naulleau et Zemmour, qui font pleurer
Boccolini... Il n'y a plus de conviction, la télé est peut-être un truc
qui est entrain de se casser la gueule.
Parmi les gens de télé, quel est
votre pire ennemi?
Thierry
Ardisson : Je n'ai plus d'ennemi puisque Fogiel fait de la
radio aujourd'hui!
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