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Of Time
and the City est une chanson d'amour mais également une ode à Liverpool,
ville natale du réalisateur Terence Davies. Ce film représente aussi la
mémoire de ce qui fut et qui n'est plus, une réflexion sur le temps qui
passe
au fur et à mesure où le paysage d'autrefois laisse
place à celui d'aujourd' hui.
Pour qui s’intéresse de très près au
cinéma britannique, Terence Davies est un réalisateur incontournable.
‘Distant Voices, Still Lives’ et ‘The Long Day Closes’ évoquaient avec
sensibilité l’enfance liverpuldienne du cinéaste, entre éducation catholique
et découverte de l’homosexualité. C’est à travers le même prisme qu’il
dresse le portrait de sa ville natale dans ce déconcertant ‘Of Time and the
City’. Déconcertant car c’est un film très personnel avant d’être un
documentaire, un “poème visuel” comme le définit le réalisateur. Sur une
multitude d’images d’archives, Terence Davies impose le timbre chaleureux de
sa voix. Le texte, non dénué d’humour et peuplé de références qui risquent
de laisser le néophyte sur le carreau, est malheureusement diminué par
l’emphase de la narration. Le décalage est renforcé par une structure floue
: des combats de catch de son enfance au couronnement de la reine Elisabeth
II, Terence Davies trace l’évolution d’une ville et d’un pays au gré de ses
souvenirs entremêlés, aux liens parfois difficiles à suivre. ‘Of Time and
the City’ reste pour autant un objet cinématographique à part, l’oeuvre
éminemment personnelle d’un personnage charismatique.
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