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SDW :
Racontez-nous votre parcours
J.S:J'ai toujours rêvé de faire ce métier et j'ai eu la chance de
rencontrer les bonnes personnes au bon moment.
Dès l'âge de 17 ans, je rencontre Jacqueline Joubert, alors directrice de
l'unité jeunesse d'Antenne 2, qui me fera découvrir les coulisses de la
télévision.
Un an plus tard, en 1985, Jacques Rigaud, président emblématique de RTL et
André Holleaux, président de FR3 me prennent sous leurs ailes.
Je commence à travailler à RTL dès l'été 1985 tout en poursuivant mes
études à Toulouse.
Je découvre ce métier que je rêvais de faire depuis l'âge de 10 ans. Je
rencontre les animateurs, producteurs et artistes que je voyais à la
télévision ou entendais à la radio. Je comprends bien évidemment très vite
que ce monde est le mien et que rien ni personne ne pourra m'empêcher de
grandir dans cet univers magique.
Tout va très vite. Je travaille tous les étés à RTL.
L'été 1989, je rejoins la programmation musicale de Sud Radio.La
directrice de la station me propose de m'engager mais je refuse afin de
pouvoir terminer mes études et, ainsi, faire plaisir à mes parents.
2 mois plus tard, je me retrouve dans le bureau d'Annie Amsellem,
directrice des programmes de RMC, à Paris qui me propose d'animer une
émission sur la première chaîne musicale MCM à Monaco.
J'arrive le lendemain dans la principauté et, 48 heures après, je suis à
l'antenne en direct tous les jours de 18h à 19h.
Je programme des émissions pour TF1 et Antenne 2 dont le célèbre
jeu-divertissement "Dessinez c'est gagné" animé par le cultissime Patrice
Laffont et produit par Frédéric Lepage, premier producteur qui me fera
confiance.
Très vite, je rencontre Laurent Ruquier qui me propose de le rejoindre sur
France-Inter et ensuite sur Antenne 2. Laurent est sans aucun doute la
plus belle rencontre de ma vie.
SDW : Un goût pour l'univers médiatique et télévisuel ?
J.S:Dès mon plus jeune âge, j'ai su que la radio et la télévision,
les deux sont indissociables, feraient partie de ma vie. Je ne rêvais que
d'une chose, monter à Paris et faire ce métier. Ma détermination était
telle que je savais pertinemment qu'aucun obstacle ne m'empêcherait de
réussir.
Je me suis très vite intéressé à l'histoire de la radio et de la
télévision, aux grands producteurs, aux femmes et aux hommes de l'ombre
mais aussi aux stars. Les speakerines, premières vraies stars de la
télévision sont devenues une véritable passion.
Je crois pouvoir dire aujourd'hui, si j'en crois mes amis Laurent Ruquier,
Marc-Olivier Fogiel et Thierry Ardisson, être une véritable encyclopédie
de la radio et de la télévision.
SDW : Une journée type de Jacques Sanchez c'est...?
J.S:J'arrive à mon bureau vers 9h. Je lis la presse et je commence
à préparer la chronique sur les médias que je présente tous les jours sur
France Bleu entre 17h et 17h30.
Ensuite, je me consacre aux différentes émissions que je programme ("Salut
les terriens" de Thierry Ardisson, "L'objet du scandale" de Guillaume
Durand, Karl Zéro sur BFMTV, "Paris Dernière", ..."La boîte à musique" de
Jean-François Zygel ...).
Je passe beaucoup de mon temps au téléphone, en rendez-vous avec les
producteurs et animateurs avec lesquels je travaille et les artistes que
j'invite dans mes émissions.
Je passe également beaucoup de temps sur les plateaux de télévision
puisque j'ai au moins un tournage par jour et je tiens à être présent sur
tous les tournages. C'est une adrénaline formidable !
SDW : Travaillez-vous en relation avec les agents et attachés de presse
?
J.S:Je travaille bien évidemment en étroite collaboration avec les
agents, producteurs, attachés de presse et artistes. On se parle quasi
quotidiennement. J'ai noué des relations amicales avec la plupart d'entre
eux.
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SDW :
Comment s'effectue votre choix dans la programmation ?
J.S:La programmation des émissions dont j'ai la responsabilité se
fait en parfaite intelligence avec les animateurs et producteurs. J'ai la
chance d'entretenir des relations très chaleureuses avec les animateurs de
mes émissions.
Le choix des invités se fait en fonction de l'actualité. Il est évident
que les artistes, écrivains, sportifs ou hommes politiques ne se déplacent
sur les plateaux de télévision qu'en période de promotion. Ils ont presque
toujours un livre, un film, une pièce ou un quelconque événement à
défendre.
SDW : Comment faites-vous pour convaincre une célébrité ?
J.S:L'enthousiasme, la rigueur, la ténacité, la volonté, le
respect, l'élégance, le charme et la séduction sont les qualités
nécessaires à un programmateur artistique.
Un programmateur ne doit jamais baisser les bras, se battre chaque jour
pour convaincre les stars et leur entourage. Rien n'est pas jamais acquis
dans le monde impitoyable de la programmation car les stars changent
souvent d'avis.
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SDW :Des
projets annexes ?
J.S:J'aime profondément mon métier. J'espère que la confiance que
l'on me porte durera encore longtemps car mon seul rêve est de continuer à
exercer mon métier le plus longtemps possible.
J'ai la chance depuis août 2008 de parler télévision tous les jours sur
France Bleu. C'est un vrai bonheur !
Je suis également directeur de collection chez Michel Lafon.
Un grand éditeur m'a demandé récemment de raconter mes souvenirs liés à
l'histoire de la télévision. Ce que j'ai accepté volontiers.
SDW :La télévision peut-elle créer l'effet de surprise en proposant de
nouveaux programmes ?
J.S:Très honnêtement, on n'invente plus rien à la télévision depuis
longtemps.
Ce qui a changé ces dernières années et qui ne cesse d'évoluer, c'est
uniquement la forme.
On a tout inventé depuis longtemps en matière de jeux, divertissements,
magazines ou documentaires. On est aujourd'hui beaucoup plus performant
sur la forme grâce aux avancées
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